mercredi 26 février 2014

Tu seras bilingue mon fils !

Y a cette fierté du parent bilingue. Tu sais : "Mon fils parle deux langues, tu comprends, c'est un atout dans la vie". Je planifie déjà ce moment où ma progéniture rentrera dans cette très grande école de commerce... russe. Non. Bon OK. Il pourra lire du Tolstoï dans le texte.
L'enfant bilingue en serbo-croate n'a pas cette chance. 
Passons donc sur le fait que le russe ne va pas lui ouvrir la voie d'une carrière internationale de folie (sauf si il se spécialise dans le commerce de la betterave, encore que la betterave française est pas mal non plus).
Pour le moment je travaille dur à lui inculquer les rudiments de la langue de Poutine. J'ai de magnifiques résultats. Il a capté la phrase russe "qui se cache dans le jardin ? c'est un crocodile bien sûr" de son premier livre d'histoire. Il nous a donc fièrement expliqué que Kaniechna ("bien sûr") veut dire Krokodil ("crocodile" zavez-vu ? Vous parlez russe vous aussi !)
Quand les vieilles dames lui demandent "Comment tu t'appelles ?" Il répond "Comment tu t'appelles Seth".
Et quand on lui dit Paka ("salut"), il répond Bye Bye.
Restait mon espoir de le voir lentement assimiler la langue grâce aux dessins animés. Il sait donc très bien dire Miké Maouss* (*Allez, je traduit pour les non-russophones : Mickey Mouse) avec l'accent et tout et tout. Prochaine étape, Tolstoï.


Champion du monde de Russe
(en vrai, il venait de se siffler une demie-tablette
 de chocolat et ça le rendait très heureux)
 Sinon, nos carottes et nos gousses d'ail bilingues se portent comme des charmes.
Gousse d'ail russe s'épanouissant
dans un environnement francophone






1 commentaire:

  1. Les sous titres des photos sont toujours hillarantes

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