vendredi 17 janvier 2014

Néphi, ou mon amour mormon de V. Lassalle

J'ai pas l'habitude de faire des fiches lectures sur ce blog. Mais ce roman a quelque chose de particulier. Il correspond tout à fait à un autre projet que j'ai (littérature centrée sur le mormonisme, sisi, ça existe).

Bref, Néphi, ou mon amour mormon, c'est un roman écrit par une non-mormone. D'ailleurs elle nous défonce bien comme il faut dedans... Mais... Mais j'ai adoré. J'ai adoré d'abord parce que l'auteur écrit très bien. Ça fait chick-lit lettrée. C'est ultra drôle et plein de sarcasmes.
Malheureusement, c'est auto-édité, ce qui veut dire, fait avec les moyens du bord, donc venez pas me taper en me disant "il restait des fauteeees". Je sais, c'est la vie, il y en a quand même vachement moins que dans la première version de 50 shades of grey (que je n'ai pas lu, mais qui de réputation était bourré de YOUR au lieu de YOU'R).

Bref, passons sur les détails techniques. Que trouve-t-on dans Néphi... On trouve une jeune fille très très riche, très très californienne jeunesse perdue/dorée/droguée (pas elle, mais ses potes), dont la mère se remarie en 15e noce avec un mormon.
Néphi, c'est le patelin (qui existe) dans lequel elle atterrit. Et Joseph, c'est le fils ainé de la famille, avec qui ça va être tendu tendu. Très classique. Ils se frôlent, il la déteste, ils s'insultent. Une romance assez light (ce n'est finalement pas le thème central du texte) et malgré tout très profonde sur les thèmes du désir et de la foi.

Je vous préviens, c'est de la vraie vie, on a la mormone teigneuse, la mormone sympa, celle qui tombe enceinte (et vraiment, ça a beau être dans le cliché anti-puritain le plus total, j'ai trouvé cette scène dramatiquement réaliste), celui qui ne suivra pas la loi de chasteté... C'est pas une éloge au mormonisme, ça n'a pas été créé pour.

J'ai décidé de vivre dans un monde parallèle où les mormons seraient un peu comme nous, mais pas exactement, et de lire cette vision du mormonisme par une personne de l'extérieur. L'auteur a dû passer des heures et des heures à se documenter sur le sujet (même si il reste plein de petits trucs qu'un vrai mormon traque comme Charlie et son bonnet rouge).

A lire donc si vous aimez :
-Un style incisif
-Les années lycées
-Les romances

C'est moins de 2,68 € sur Amazon : http://www.amazon.fr/NEPHI-ou-mon-Amour-Mormon-ebook/dp/B00HDE7IA6/ref=cm_cr_pr_product_top


Pour un éventuel lecteur mormon : pas de scène de sexe détaillées, enfin juste évoqué, mais bon, ça parle de sexe quand même. Et il y a des gros mots. Et des mormons qu'on regarderait en les jugeant très fort.

Et si l'auteur passe par là : je meurt d'envie de discuter avec toi, savoir ce qui l'a motivée, etc. laisse ton adresse mail (que je supprimerai) qu'on papote.

jeudi 16 janvier 2014

Gluten-free...Monde pourri

Après ma grossesse, j'ai développé une intolérance au gluten. J'ai mis du temps à comprendre pourquoi j'étais malade.
Plus de gluten, ça voulait dire plus de chocolatine. Du tout. Jamais.

Bien sûr j'ai eu ma période de choc :
-> Quoi ?!? Plus de chocolatine ?!

de dénie :
-> rahhh, je suis pas vraiment intolérante au gluten. J'ai pas vraiment eu de diagnostique d'un médecin. C'est peut être par hasard que tout est rentré dans l'ordre.
Tiens, ah non.

de colère :
-> Seth, espèce de petit ingrat ! Tu manges ta chocolatine sans même te rendre compte qu'il y a des gens qui souffrent dans le monde.

de marchandage :
-> Alors un petit écart de temps en temps, hein, c'est pas grave. Juste une part de gâteau. Y a un tout petit petit petit peu de farine.
Le lendemain et la semaine qui suit "Ok, plus du tout, j'ai compris"

Et là, j'étais bien à nouveau, après deux semaines de sevrage complet mes symptomes avaient disparu. Et puis ça recommence. Là je comprends plus rien. Je prends mon dico, j'attrape le seul truc qui pourrait contenir une trace, mon seul produit transformé autorisé.
PAF ! Les galettes de riz (savoureuses au passage)... C'était des galettes de blé soufflé. Les russes ont un mot spécial pour blé complet -_-

Je crois que je suis à nouveau au stade colère (et purée, elles étaient vraiment bonnes ces galettes, j'avais cru un moment qu'il existait des produit sans gluten qui soient bons)

vendredi 10 janvier 2014

Najat Vallaud et le féminisme

J'ai eu mon premier enfant en école d'ingénieur.  L'absence de procédure, de loi couvrant les mères-étudiantes, de statut conciliant les deux états m'ont montré que l'élite féminine ne doit pas se reproduire.  Au nom de l'égalité, on nie sa possible maternité.
Aujourd'hui je suis diplômée et mère au foyer par choix. Je constate à nouveau le mépris dont font l'objet les mères. Alors qu'il y a plus de mères au foyer que de professions libérales (au hasard, toutes les épouses de ces messieurs avocats et médecins, auquel on rajoutera toutes les autres... ), il n'y a même pas de case "mère au foyer" sur vos formulaires.
Vous nous méprisez donc, et cherchez à nous sortir de notre misère sociale. Soit.

J'aimerais comprendre votre logique : Les femmes doivent travailler. Pour cela nous payerons donc d'autres femmes, mais pauvres celle-la. La femme riche doit travailler, la femme pauvre doit garder les enfants des autres. Libérons les femmes du schéma femme=gosses, mais que les riches.

Nous sommes en France, ce pays a le taux de natalité le plus élevé d'Europe. J'y ai longuement réfléchi et voilà mon analyse : c'est parce que les femmes ont le choix. C'est parce que je croyais que ce serait facile que j'ai eu mon premier enfant en plein milieu de mon cycle ingénieur (et je m'étais lourdement trompée, mais passons). Les crèches sont nombreuses, les assistantes maternelles également, l'Etat subventionne le secteur de la petite enfance au 3/4, et c'est bien. L'école maternelle à 3 ans est également un levier fort. On comparera avec la situation de l'Allemagne qui ne prend pas en charge les enfants toute la journée, et seulement après 6 ans. Les femmes savent qu'elles peuvent concevoir sans que cela ne pénalise trop leur travail. A contrario, je vais prendre l'exemple de la Russie : Dans ce pays, les mères, souvent divorcées ou célibataires, subissent une pression économique qui ne leur permet pas le luxe de rester au foyer. J'ai parlé avec plusieurs d'entre elles (puisque je vis actuellement en Russie), et j'ai entendu plusieurs fois, que c'est une grande fierté pour un mari que de permettre à sa femme de s'occuper au foyer de son enfant. Seuls les plus riches le peuvent.
Les femmes russes adorent leurs enfants. Elles en ont en général qu'un seul. La natalité est un problème démographique majeur de ce pays qui a pourtant mis en place des mesures financières incitatives.

Si vous voulez que la France garde ce merveilleux avantage, il faut que vous continuiez à permettre aux femmes d'avoir le choix. Pas l'obligation. Le choix.

Et puis si au passage vous pouviez vous attaquer au caractère dégradant de la femme au foyer, plutôt qu'au statut en lui même, ce serait très féministe de votre part.

mercredi 1 janvier 2014

Cadeau de noël entièrement fait main et gratuit

Cette année j'ai fixé comme règle de ne faire que des cadeaux entièrement gratuit et à la main. D'abord parce que je suis une radine j'ai fêté noël avec beaucoup de monde et ensuite parce que ça a plus de sens quand on a passé du temps (autrement qu'en flânant dans les magasins). Le truc c'est que mon père avait pas du tout le même principe et il m'a offert un appareil photo du tonnerre de feu. Forcément, c'était ni fait main, ni gratuit.
Passons.
J'ai fait que quelques cadeaux donc :

-Un noeud papillon à nouer ENTIEREMENT cousu à la main (il était très moche à la fin) en recyclant une vieille cravate. (Du coup c'était 100% soie, mais ça, mon bof le saura jamais).
-Le même modèle, vachement plus simple en le découpant dans de la feutrine récupérée dans le stock vieillissant de bricolage de ma mère.

Le noeud pap jaune... Voilà, c'est moi qui l'ai fait avec Seth


-Une broche en feutrine. Deux broches en feutrine. Trois broches en feutrine et "tiens, elles sont jolies tes broches en feutrine, tu me fais la même ?" -> Quatre broches en feutrine. Pour le tuto, clickez sur l'image.
http://news.holidash.com//2010/04/23/mothers-day-corsage/


et enfin, ce dont je suis le plus fière...
-Un site internet. Enfin, un blog avec une tête de site. J'en avais déjà parlé précédemment (article sur les Fleurs de Bach et comment j'ai été amenée à être conseillée), donc voilà un site pour une consultante qui est sur la région de Toulouse, à Colomiers plus précisément.

fleurs-de-bach-31.blogspot.com