mercredi 29 mai 2013

Dysphorie du reflexe d'éjection

On va parler allaitement, mais pas comme d'habitude. Aujourd'hui, j'avais envie de parler de moi et de mes petits soucis en mode "pauvre de moi, je suis malaaaaaaade, je souuuuuuuuuffre". Voilà, je souffre depuis deux mois de dysphorie du reflexe d'éjection, un trouble mental, hum, de l'humeur. On va appeler cette chose un D-mer, c'est la version anglaise (Dysphory of Milk Ejection Reflex).

Pour faire simple, vous-vous souvenez de la sensation physique que vous avez eu quand bidule vous a largué pour sortir avec machin ? Ou encore quand on vous a appris le décès de votre père ? Ou que vous avez raté un examen important que vous étiez sûre d'avoir réussi haut la main ? Bref, ce truc dans le ventre. Voilà. Je ressent ça des dizaines de fois par jour. Et même quand on sait ce que c'est, il y a un réflexe pavlovien qu'on ne peut pas maîtriser : A chaque fois que ça arrive, une idée négative se forme à l'instant.

C'est un bête processus physique : Mon corps se prépare à fabriquer du lait, hop sécrétion pro-lactine associée à une chute du niveau de dopamine (deux substances ennemies). Chez les allaitantes normales, la dopamine descend tranquilou. Chez les D-mereuses, c'est le grand plongeon.

C'est devenu magique : La discussion que je suis en train d'avoir me semble tout d'un coup puérile ? Ou alors j'ai un mauvais pressentiment ? Ou bien je me dis que j'y arriverais jamais ? (à faire une omelette, à monter mon entreprise, à élever mes gosses sans qu'ils deviennent psychopathe, faites votre choix). Je compte jusqu'à vingt. PAF ! Je ressens cette sensation caractéristique de la montée de lait (plein de petites aiguilles dans les seins... ) et j'ai des gouttes de lait qui commencent à perler.
Le bon coté de la chose, c'est que j'ai pu faire croire pendant cinq minutes à mon mari que je faisais sortir du lait à la demande pendant un bain romantique (oui, je sais, c'est un tour de magie super romantique). Wé, voilà, c'est le seul bon coté de la chose.
Le mauvais c'est que neuf fois sur dix, le toubib a jamais entendu parler de ce truc et vous diagnostique un bon gros post-partum. Sauf que surprise ! Les anti-dépresseurs n'ont aucun effet sur le D-mer.

Et même si je sais ce que c'est, même si j'arrive parfaitement à identifier quand ça me tombe dessus, je ne peux rien faire. Me motiver, prier, essayer de penser à des choses positives... Ça ne marche pas. Mon D-mer m'a appris que la dépression et ses copines étaient des maladies, au même titre que le rhume ou l’intolérance au gluten. C'est ni une question de force, ni une question de manque de foi ou de motivation. J'ai repoussé le traitement qui marche d'habitude sur moi (vitamine B6) parce que j'avais envie de faire un test : Les fleurs de Bach. J'ai commencé hier, je vous dirai si ça marche :)

Taguée !

J'ai été taguée par Salwa ! Petit exercice blogguesque :


1 – Remercier la blogueuse qui m’a nominée en ajoutant le lien sur mon blog.
2 – Ecrire 7 choses sur soi
3 – Nominer 15 blogueurs de son choix en les prévenant par un commentaire
4 – Editer le logo et les règles dans l’article 




* Je suis maman de deux enfants
* Dans ma vie, je suis allée trois fois chez le coiffeur et puis c'est tout (et ça se voit)
* J'écris des histoires
* Je veux monter ma boite
* J'ai peur de monter ma boite
* La dernière idée de boite que j'ai eu envie de développer, c'est logistique en territoire extrême par ballon dirigeable, ah tiens, non, ça c'était l'avant dernière, c'est transport de marchandise par péniche (suis dans ma période "logistique et répondre à la pénurie énergétique et je veux une entreprise steam-punk parce que c'est rigolo")
* Je souffre de dysphorie du réflexe d’éjection et ça me gave un max (prochain article)

Bon, j'ai pas trop de bloggeuse que j'ai pas déjà tagué par le passé :-( alors j'arrête la chaine là.

vendredi 17 mai 2013

Cisor sister

C'est une vieille histoire, j'avais gardé les photos en me disant que ça ferait un chouette article sur ce grand classique que toutes les mamans ou presque affrontent un jour. Bien sûr je pourrais raconter dans le menu détail ce qui s'est passé, mais à quoi bon, c'est un accident tellement universelle. Il était une fois une paire de ciseau et un petit garçon qui trouvait ça follement rigolo.


La suite vous la connaissez, j'ai pris le rasoir de monsieur mari et je lui ai fait une coupe de bagnard. Traumatisé ? Non, ravi, la première chose qu'il a fait a été de rejoindre Tibère et de déclarer fièrement "j'ai des poil de tête comme bébé Tibère". Splendide. Sans doute la perspective de me marrer en rédigeant une note de blog m'a empêchée de piquer une méga colère.