samedi 12 mai 2012

Communication positive versus conditionnement

En terme d'éducation j'ai l'idée du résultat, aucune de la méthode. Oui, j'ai envie que mes enfants soient polis et travailleurs, ordonnés, etc. Mais dans la vraie vie, mon fils que tout le monde trouve si mignon, n'était pas le plus obéissant des enfants et j'étais parfois la plus déprimée des mamans. Et du côté des conseilleurs j'avais d'un côté ma mère, de l'autre ma belle-mère. Ma mère qui a élevé sept enfants tous plus pénibles les uns que les autres, ma belle-mère qui a élevé deux parfaits petits anges, enfin des gamins qui ont réussi leur vie : l'un a été reçu major à l'école d'Officier supérieur de Saint-Cyr, l'autre est ingénieur centralien, pendant que mes frères et sœurs se cherchent, ont une chambre/appart dans un état pas possible,etc. Donc objectivement, on pourrait penser que le plus logique soit d'aller chercher les conseils auprès de belle-maman. Sauf que voilà, belle-maman elle me file des livres sur la merveilleuse théorie de la communication non-violente, tout en me disant que ce n'est malheureusement pas ce qu'elle a fait avec ses enfants. Super. Parce que moi je voulais savoir ce qu'elle avait fait, pas ce qu'elle avait pas fait. Alors je l'ai essayé la communication non-violente. J'ai exprimé mon besoin, cherché à comprendre celui de mon fils, tenté de trouvé une solution qui satisfasse les deux. Et quand au bout de quinze minutes de honte suprême devant les autres je finissais par péter grave un plomb et filait une torgnole à mon angelot, la communication non-violente, elle pouvait aller se rhabiller. Et moi bécasse, je continuais de me dire que j'étais une mère atroce, maltraitante et incapable. Mais je recommençais encore et encore. Ça a duré deux semaines de communication non-violente suivi de pétage de durite. Avant c'était juste pétage de durite. J'avais pas l'impression de devenir moins folle à chaque repas/sortie/couché.

Alors j'ai écouté les conseils d'une copine qui étaient très proches de ceux déjà donnés par ma mère (conseil que je lui avait demandé, elle se permet jamais de revoir mes méthodes, sauf quand j'ai l'air au bord du gouffre), et ça a marché. Du tout simple. Tu désobéis, au coin. Et pas de justification. Cette méthode les psy l'appellent le conditionnement et trouvent que ça bride affreusement la créativité et les personnalité. Mais à 2 ans, l'enfant a besoin qu'on lui enseigne le cadre. C'est ça son besoin. Alors la communication non-violente, peut-être qu'on abordera ça quand il aura huit ans, mais clairement pas maintenant.

Edit : Entre temps, je pète toujours un câble régulièrement et je jongle toujours entre conditionnement et CNV...